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samedi 31 mai 2014

Alexander McCall Smith : Les lointains tourments de la jeunesse



Edition : 10/18, octobre 2013


Résumé :

Isabel Dalhousie connaît l'histoire de sa famille, de même que son fiancé Jamie. 

Mais tout le monde n'a pas cette chance : Jane, par exemple, une philosophe venue d' Australie pour retrouver la trace de ses parents biologiques. Bien entendu, Isabel ne peut pas refuser de tendre la main à une amie dans le besoin. Elle fait jouer son réseau de relations dans le Tout-Édimbourg, mettant bientôt au jour d'inconfortables vérités.

Elle doit également consacrer un minimum de temps aux petits soucis d'une actualité quotidienne : son mariage, en l'occurrence.

Les lointains tourments de la jeunesse ne sont décidément pas les seuls dont elle aura à se soucier !


Mon avis :

J'ai retrouvé avec plaisir Isabel, découverte dans Amis Amants Chocolat.

Ce livre est une petite bouffée d'oxygène dans mon univers parisien. Je m'imagine flânant dans les rues d'Edimbourg avec nonchalance, à me perdre dans les petites ruelles en compagnie d'Isabel, à avoir de longues discussions philosophiques avec elle, et honnêtement, cela me donne envie de retourner en Ecosse.

Vous l'aurez compris, je me suis totalement plongée dans cette histoire.

Et ce que j'apprécie par dessus tout, c'est que ce livre classé "Grands détectives" n'est pas un roman policier. C'est un roman qui nous amène à réfléchir sur les choses de la vie.
Alexander McCall Smith arrive à glisser une multitude d'interrogations tout au long de l'histoire, et c'est vraiment cela qui me fait aimer cette saga et cet auteur.

Petit bémol : je ne lis pas les romans dans l'ordre, et du coup, je rate énormément de choses.
Je ne peux que vous les conseiller mais dans l'ordre chronologique.

Bref, un livre bien plaisant !

jeudi 8 mai 2014

Donal Ray Pollock : Knockemstiff



Edition : Phebus (Libretto), 2010

Résumé :

Knockemstiff - littéralement " étale les raides " - existe vraiment. Ce n'est pas la moindre bizarrerie de ce premier livre de Donald Ray Pollock. En référence aux classiques de Sherwood Anderson, les histoires racontées ici sont toutes liées à ce bourg. Mais les turpitudes et les hypocrisies individuelles de Winesburg, Ohio, sur lesquelles écrivait Anderson en 1919, paraissent soudain bien pâles devant les visées de tante Joan sur un paumé défoncé à la Bactine, devant Daniel, le violeur de poupées, ou encore devant la Fish Stick Girl, qui serait le meilleur plan de la région, si elle n'avait pas la manie de trimballer des beignets de poisson pané au fond de son sac. Plus encore que les camionneurs speedés, les fondus de la fonte ou les papys Alzheimer qui peuplent Knockemstiff, c'est l'humanité atrocement comique de ces personnages qui dérange. Donald Ray Pollock est assurément la voix la plus singulière et la plus exaltante de la nouvelle littérature américaine depuis Larry Brown ou Chuck Palahniuk (lui-même fan de Pollock). Certaines de ses histoires tachent comme le péché ou le mauvais vin, et vous collent à la peau, même après plusieurs douches.


Mon avis :

J'ai découvert Donald Ray Pollock avec Le Diable, tout le tempsEt j'ai adoré l'écriture de cet auteur ainsi que l'atmosphère du livre qui se passe dans une ville paumée des Etats-Unis.

Je me suis donc jetée sur ce recueil de nouvelles, sachant que je n'allais pas être déçue.
Et je dis bingo !

J'ai y parfaitement retrouvé cette atmosphère un peu "glauque" et oppressante, ainsi que l'écriture très fluide, libre et simple de l'écrivain.

Chaque nouvelle parle de la vie d'un des habitants de Knockemstiff, qui n'est franchement pas facile.
On y rencontre des gens qui veulent s'en sortir, qui s'enfuient, qui se retrouvent coincer dans des situations inextricables.
Et ces parties de vie sont écrites avec une plume et une exactitude exceptionnelles. Chaque mot est juste, il n'y a aucun excès même si les nouvelles peuvent être dures.

Bref, encore un livre qui m'a bluffée. C'est un auteur que j'aime énormément.

dimanche 4 mai 2014

Boris Vian : L'écume des jours



Edition : 10/18, 1963

Résumé :

L'Ecume des jours : ce titre léger et lumineux annonce une histoire d'amour drôle ou grinçante et inoubliable, composée par un écrivain de vingt-six ans.

C'est un conte de l'époque du jazz et de la science-fiction, à la fois comique et poignant, heureux et tragique, merveilleux et fantastique, féerique et déchirant. Dans cette oeuvre d'une modernité insolente, l'une des plus célèbres du Xxe siècle et livre-culte depuis plus de trente ans, Duke Ellington croise le dessin animé, Sartre devient une marionnette burlesque, le cauchemar va jusqu'au bout du désespoir.

Mais seules deux choses demeurent éternelles et triomphantes : le bonheur ineffable de l'amour absolu et la musique des noirs américains...


Mon avis :

Ce livre est un petit bijou qui fait vibrer notre imaginaire.
C'est un conte d'amour, pour le meilleur et pour le pire, très imagé et très féérique.

C'est l'histoire de Colin qui cherche l'amour, et qui rencontre Chloé. Ils s'aiment, mais Chloé tombe malade. Alors Colin est prêt à tout pour la soigner.

L'histoire est très dure, mais nous fait prendre conscience des priorités que l'on peut porter à notre vie. Que doit-on faire passer en premier ? Notre passion ou nos amours, peut-être l'argent ?

J'ai découvert avec plaisir le painocktail, j'ai adoré les métaphores de Boris Vian comme les pièces de l'appartement qui diminuent avec l'argent qui disparait, j'ai trouvé très poignant certains passages.

Je ne connais pas le film, mais je le rajoute sur ma liste de ceux à voir.

Bref, je ne peux que le conseiller, c'est une magnifique découverte.